Les 4 questions qu’un leader doit se poser

Un leader est devenu leader parce qu’il est reconnu par les autres comme tel. Cependant les modes passent et les leaders se succèdent, sauf quelque uns.

Je ne parle pas ici de pouvoir qui ne se transmet pas de la même façon, mais véritablement de leadership, l’ADN du leader. Mais qu’ont-ils en commun ceux qui parviennent à garder leur leadership et à rester leader dans leur sphère ?

Des études ont montré que le point commun est celui de l’auto questionnement permanent. On se pose tous et toujours des questions mais il en est quatre qui feront de vous un leader à vie !

1. Suis-je orienté résultats ? très souvent nous sommes centrés sur notre zone de confort, c’est-à-dire que nous continuons de faire ce que nous savons faire et comme nous savons le faire. Bien sur c’est cette méthode qui nous a permis de devenir ce que nous sommes mais qu’en est il dans un monde changeant pour ne pas dire fluctuant ou le futur s’inscrit de moins en moins dans la répétition du passé. Savoir se poser la question de l’orientation résultats, c’est savoir sortir de sa zone de confort. Clarifier régulièrement les résultats que l’on veut atteindre, c’est se fixer des zones de découvertes de nouveaux moyens de faire et de faire faire. C’est aussi réorienter ses objectifs vers des zones inconnues nécessitant des efforts constants de créativité et de remise en question.

2. Suis-je auto motivé ? la pression sociale, amicale, les tendances du moment nous amènent bien souvent à suivre, de près ou de loin, consciemment ou non, les idées majoritaires. La raison est souvent liée à notre volonté d’éviter les conflits entre la vision du groupe et la nôtre. Il est vrai qu’il est parfois difficile d’affronter seul la marée déferlante du système à la mode ou de la pensée devenant référence dans notre sphère de compétences, cependant si vous succombez à cette douce tentation vous ne vous appartenez plus et de ce fait le leadership qui vous était reconnu se fond dans la masse et vous le perdez petit à petit. Certains justifient cet abandon par de la clairvoyance, mais ne soyez pas dupes, le leader crée la mode il ne la suit pas !

3. Suis-je concentré sur les besoins des autres ? C’est difficile à admettre mais la plupart du temps nous plaçons nos propres besoins au dessus de ceux qui nous entourent. C’est plus facile et la grille de lecture des autres est plus facile à gérer, c’est presque une réaction survivaliste. La poursuite de vos intérêts contrôle vos types de relations avec les autres qui se classent en fonction du partage qu’ils font de vos valeurs d’intérêts (ceux qui les servent et les autres). Le syndrome de l’escargot fait que nous cessons petit à petit de nous « servir » des autres car nous ne remettons pas en question ce qui ferait que nous puissions aider les autres à parvenir à ce qu’ils souhaitent en contre partie de ce qu’ils pourraient faire pour nous aider à parvenir à nos buts.

4. Suis-je ouvert à l’extérieur ? En d’autres mots, suis-je réceptif à d’autres stimuli que ceux auxquels je réagis traditionnellement ? C’est une erreur courante (et souvent fatale) de ne considérer les changements externes que comme des altérations du présent, c’est ce qui peut nous faire passer à coté de changements fondamentaux car on considère le changement comme un risque plus que comme une opportunité. Pour un leader c’est un comble ! mais il est vrai là encore que de considérer les changements externes nous oblige à envisager une certaine perte de contrôle momentanée et d’avoir à affronter un risque, celui de l’inconnu. Par contre être en permanence à cette écoute nous permet d’être à la pointe des changements et nos remises en question nous permettent la créativité qui nous a permit de devenir leader.

Je suis certain, pour tous ceux qui me lise, que ces questions vous vous les posez en permanence, c’est pourquoi ce post peut vous aider à mettre des mots sur des ressentis et sentiments souvent diffus. Lors des séminaires de négociation que j’anime au sein de mon cabinet ce sont ces grands principes qui font que l’on ne s’oppose pas aux autres mais au contraire ils nous servent de leviers pour atteindre nos buts tout en leur permettant d’atteindre les leurs.

Henri Jean Tolone

Henri Jean Tolone

Fondateur