Le courage de licencier

Dans les PME, les salariés posent un problème quand il s’agit de réorganiser et certains font de la résistance. Les directions veulent optimiser et donner de nouvelles voies de développement.

Pour des raisons d’habitude, de confort, les gens n’aiment pas le changement, synonyme de remise en question, d’incapacité supposée et de perte de repères.

La grande majorité des gens, pour peu qu’ils soient accompagnés, deviennent les artisans du changement. Mais certains restent réfractaires à toute nouvelle organisation et essayent de fédérer les déçus ou les indécis.

La négociation est un pas vers la solution à ce problème : Connaître les conditions sous lesquelles les réfractaires deviendraient des partisans et acteurs du changement.

Beaucoup n’ont comme conditions que des besoins d’assurance, de formation, de temps pour assimiler les nouveaux processus ou la certitude d’être accompagnés. En fait les vrais réfractaires n’ont souvent d’autres conditions que rien ne change. De nombreux entrepreneurs sont tentés de faire des propositions d’aménagement. Dont le but n’est que d’essayer de retenir la personne récipiendaire. Pensant que notre flexibilité sera de nature à faire changer les autres. Plus nous mettons sur la table des avancées pour être attractif, plus l’autre en attend toujours plus tout en prenant ce qu’on lui donne. Le don n’engendre jamais la reconnaissance mais toujours l’appétit!

Un licenciement est une mesure « pour » la sauvegarde d’un projet ou d’une réorganisation. Rien ne nous empêche de faire part à l’autre de l’impossibilité de trouver une contrepartie à la demande exprimée (dans ce cas: le non changement), ce qui nous place dans une position de constat. Chacun reste sur ses positions mais le ressent comme un épisode « normal » dans une société en mutation.

Henri Jean Tolone

Henri Jean Tolone

Fondateur